Qui est derrière ce site ?
On vous montre ici des chiffres sur votre propre pays et on vous demande une adresse e-mail. Vous avez donc le droit de savoir de qui cela vient.
La version courte. Nous sommes des bénévoles. Pas un parti, pas une asbl, pas une organisation. Il n'entre pas d'argent et il n'en sort pas, à part ce que nous payons nous-mêmes pour le site. Nous restons en arrière-plan, non pas parce que nous avons quelque chose à cacher, mais parce qu'il doit être question des chiffres et pas de nous.
Et non, nous n'avons aucun lien avec le monde politique. Pas de carte de parti, pas de mandat, pas de cabinet, personne qui arrange quoi que ce soit pour nous. Le seul lien que nous avons avec la politique est le même que le vôtre : nous subissons ce qui s'y décide et nous payons la facture. Rien de plus. Et nous en avons franchement assez.
Nous sommes flamands, et voici ce que cela change
Onze Stem est né en néerlandais. Notre Voix en est la traduction, faite par les mêmes personnes, et nous ne sommes pas francophones. Il y aura donc des maladresses de langue, et peut-être pire : des erreurs de fond. Écrivez à hello@notrevoix.be. Nous corrigeons, et nous écrivons publiquement ce qui était faux.
Deuxième chose, plus importante que la langue. Une partie des questions porte sur des compétences flamandes : droits de succession, tarif d'injection pour les panneaux solaires, transport scolaire, obligations de déclaration. En Wallonie et à Bruxelles, ces règles sont souvent différentes, parfois plus douces, parfois plus dures. Nous l'indiquons chaque fois que c'est le cas. Là où la source n'existe qu'en néerlandais, nous laissons le lien néerlandais plutôt que de vous renvoyer vers un texte qui dit autre chose.
Et une chose ne change pas d'une langue à l'autre : le compteur. Il n'y a qu'une seule liste. Que vous répondiez en français ou en néerlandais, votre voix compte dans le même total.
Pourquoi nous ne mettons pas nos noms sur le site
Dès qu'un nom et un visage apparaissent, c'est de cela qu'on parle. La discussion porte alors sur qui nous sommes, pour qui nous travaillons, ce que nous avons voté par le passé et ce que nous avons à y gagner. Et la question qui compte vraiment, celle de savoir si ces chiffres sont exacts, est balayée avant même que quelqu'un les ait vérifiés.
C'est pourquoi vous pouvez cliquer sur la source de chaque question de ce site. Nous ne vous demandons pas de nous croire. Nous vous demandons de vérifier vous-même. C'est la seule manière dont cela fonctionne, et c'est précisément pour cela que nos noms n'ont pas d'importance : un chiffre de la Cour des comptes ou du Moniteur belge ne devient ni plus juste ni plus faux selon qui le cite.
« De toute façon, vous n'y changerez rien. » On nous le dit souvent, et c'est peut-être vrai. Mais nous y avons mis notre propre temps et notre propre argent, à côté de notre travail et de notre famille, et pas pour devenir célèbres : sinon nous y aurions mis nos noms. Nous le faisons parce que cela ne peut pas continuer ainsi. Si quelques questions suffisent à réveiller des gens, notre but est déjà atteint.
Pourquoi il n'y a pas d'asbl
Créer une association, cela veut dire des statuts, un conseil d'administration, un compte, une comptabilité et un rapport annuel. Tout cela a du sens à partir du moment où de l'argent entre ou lorsqu'on parle au nom de quelqu'un. Aujourd'hui, ni l'un ni l'autre. Nous ne récoltons pas d'argent, nous ne demandons pas de cotisation et nous n'acceptons pas de subsides. Il n'y a donc rien à gérer.
Il y a aussi une raison de principe. Nous pensons que le problème est dans le système et non dans les personnes qui l'occupent. Qui veut y changer quelque chose ne doit pas construire une structure de plus. Si un jour cela doit devenir autre chose qu'un questionnaire destiné à mettre la politique sous pression, nous le dirons ici, à l'avance, et avec la raison.
Pourquoi aucune entreprise et aucun parti n'est cité par son nom
C'est un choix délibéré et nous nous y sommes tenus. Là où il est question d'un vote, nous indiquons combien de voix pour, contre et d'abstentions, mais pas qui a voté quoi.
La raison est simple : dès qu'un nom tombe, le lecteur choisit un camp et la conversation porte sur ce camp. Nous voulons qu'elle porte sur le mécanisme. Une règle de subsides qui envoie cinquante millions d'euros vers une seule entreprise se discute tout aussi bien sans ce nom. Et une économie que personne n'avait annoncée n'est pas plus intéressante parce que vous savez qui l'a décidée.
Ce que nous faisons en revanche : nous renvoyons au registre public ou au document parlementaire où cela figure. Qui veut absolument connaître le nom l'y trouve en trente secondes. Nous n'avons pas besoin de le prononcer.
Et c'est pourquoi nous ne conseillons de voter pour personne
Nous ne dirons jamais qu'il faut choisir le parti A ou B, et nous ne dirons jamais qu'il ne faut pas voter pour quelqu'un. Non par prudence, mais parce que nous pensons que c'est à côté de la question. Soyons honnêtes : vous votez pour un parti avec un programme électoral donné. Mais ce programme est-il ensuite exécuté ?
Prenez la réforme des pensions. L'accord de gouvernement fédéral de février 2025 dit mot pour mot qu'il faut « 35 années de carrière de 156 jours » de prestations effectives pour échapper à une réduction de sa pension. Ce durcissement de 104 à 156 jours ne figurait dans aucun des quatre programmes électoraux que nous avons pu parcourir entièrement : les textes avec lesquels ces partis sont venus chez vous avant les élections. La réduction elle-même, par contre, oui : un programme l'annonçait explicitement. Nous le mentionnons, car sinon nous ferions exactement ce que nous reprochons aux autres.
Que reste-t-il alors ? Ceci : vous votez pour le programme d'un seul parti, et ce que vous recevez en retour est un accord de gouvernement. C'est un puzzle assemblé par plusieurs partis, et il s'avère qu'il contient même des choses qu'aucun parti n'avait mises en avant avant les élections. Contre un tel accord, vous ne pouvez plus voter. Vous pouvez encore descendre dans la rue, et une protestation numérique comme celle-ci aide peut-être aussi.
Ce n'est pas un reproche adressé à un parti, c'est une caractéristique du système. Et ne vous méprenez pas : votre voix décide bel et bien qui va s'asseoir à la table, et ce n'est pas rien. Seulement, elle s'arrête là. Il n'existe dans ce pays aucun moment fixe où un gouvernement est mis face à ses propres promesses, chiffres à l'appui, là où tout le monde peut le vérifier. Les Pays-Bas, eux, ont ce moment : chaque troisième mercredi de mai, la Cour des comptes néerlandaise explique publiquement ce que les objectifs sont devenus. Chez nous, ce jour n'existe pas, et l'OCDE le recommande.
Voter est donc nécessaire. Cela ne suffit simplement pas. Ce qui manque, c'est ce qui vient après, et c'est exactement ce que nous faisons ici : vérifier ce qui a été promis et ce qu'il en est advenu, et poser les deux côte à côte, là où tout le monde peut le voir. Cela permet de demander des comptes à quelqu'un. Un conseil de vote de notre part, non.
- Accord de gouvernement fédéral 2025-2029, chapitre pensions (en néerlandais) : « 35 loopbaanjaren van 156 dagen met effectieve arbeidsprestaties en 7020 effectief gewerkte dagen »
- Sociare sur la réforme des pensions (en néerlandais) : une année de carrière compte aujourd'hui à partir de 104 jours travaillés, et à partir de 156 dès 2027
Les programmes électoraux, nous les avons parcourus nous-mêmes, dans les textes que les partis mettent publiquement en ligne. Nous ne citons pas ces partis par leur nom : vous devez donc nous croire sur parole ou vérifier vous-même. Si vous estimez que nous avons manqué quelque chose, dites-le et nous l'adaptons. Les citations en néerlandais sont celles des documents officiels ; nous préférons vous donner la phrase telle qu'elle a été écrite plutôt qu'une traduction que nous aurions faite nous-mêmes.
D'où vient tout cela
Chaque question de ce site a été vérifiée dans la source elle-même : le Moniteur belge, les rapports de la Cour des comptes, des documents parlementaires, des rapports annuels, des statistiques officielles et des règlements européens. Là où nous n'avons pas pu établir quelque chose, nous l'avons soit écarté, soit indiqué explicitement que nous n'avions pas pu le confirmer. Cela arrive sur plusieurs fiches et c'est voulu : un chiffre dont vous ne connaissez pas l'origine n'est pas un chiffre, c'est une opinion.
Il y a une question pour laquelle nous avons compté nous-mêmes au lieu de citer une étude existante. Cela y est mentionné comme tel, avec l'invitation à nous corriger si nous nous trompons.
Nous ne sommes pas des chercheurs et ceci n'est pas un travail scientifique. Le but est de montrer des choses qui font dire : mais comment est-ce possible. Parfois avec un clin d'œil, toujours avec la source.
Vous avez trouvé quelque chose d'inexact ? Envoyez un message à hello@notrevoix.be. S'il s'avère que notre information n'est pas correcte ou pas complète, nous l'adaptons et nous indiquons publiquement ce qui était faux. Cela fait partie du contrat quand on exige de la transparence des autres.
Vous figurez sur la liste et vous voulez y être anonyme, ou en disparaître ? Un message à privacy@notrevoix.be suffit. Pas de formulaire, pas de motif à donner, pas d'obstacle.
Une seule chose en retour
Nous faisons cela à côté de notre travail et de notre famille. Il peut donc s'écouler un jour avant que vous receviez une réponse, parfois deux. Nous espérons que vous le comprendrez. Mais honnêtement : nous essayons de répondre plus vite que ne le font les pouvoirs publics avec vous…
Car après quelques recherches, il s'avère qu'il n'existe en Belgique aucun délai légal de réponse pour une question ordinaire d'un citoyen. Il en existe un pour deux choses. Si vous demandez un document, une administration flamande dispose de vingt jours calendrier, prolongeables à quarante ; au fédéral, c'est trente jours, prolongeables à quarante-cinq. Si vous introduisez une plainte, c'est quarante-cinq jours, exceptionnellement nonante. Mais si vous posez simplement une question, nulle part n'est écrit dans quel délai vous devez recevoir une réponse. Il existe bien une Charte pour une administration accueillante qui promet de répondre à une question « en principe dans le mois » sur le fond. Notez ces deux mots. Ce n'est ni une loi ni un arrêté royal, il n'y a aucune sanction, et le mot « principe » fait le reste.
Combien de temps cela dure dans la pratique, nous ne pouvons pas vous le dire, et c'est en soi le constat : ce chiffre n'existe pas. Il n'est mesuré nulle part, ni au niveau flamand ni au fédéral. Et c'est exactement ce sur quoi nous butons chaque fois : qui ne s'impose aucun délai à lui-même ne doit jamais en rendre compte. Il n'y a rien à démontrer, rien à comparer, et donc personne à interpeller. Les règles qui sont strictes pour vous n'existent pas pour la politique elle-même.
Ce que nous avons trouvé, ce sont des exemples isolés dans les rapports des services de médiation. Celui qui veut faire reconnaître son diplôme étranger de médecine attendait en 2024 onze mois en moyenne pour le traitement de son dossier. Pas des semaines : des mois. Et chez le Médiateur fédéral, le « délai raisonnable » était en 2025 la deuxième norme la plus souvent enfreinte, dans 27 % des cas où il a dû intervenir. À titre de comparaison : le site du gouvernement néerlandais indique tout simplement qu'une question simple par e-mail doit recevoir une réponse dans les deux jours ouvrables. Là non plus ce n'est pas une loi mais une norme de service, et pourtant elle est écrite noir sur blanc.
Donc : si nous n'atteignons pas ces deux jours ouvrables et qu'il en faut quatre, nous espérons que vous ferez preuve de compréhension. Sinon, donnez-nous un carton jaune. Envoyez-en un aussi aux pouvoirs publics, on verra qui répond le premier 🙂
- Décret flamand de gouvernance du 7 décembre 2018 (en néerlandais), article II.43 (vingt jours calendrier, prolongeables à quarante) et article II.83 (plainte dans les quarante-cinq jours calendrier, exceptionnellement nonante)
- Loi du 11 avril 1994 relative à la publicité de l'administration, article 6, § 5 : trente jours, avec au maximum quinze jours de report
- Charte pour une administration accueillante, point 3 : « en principe dans le mois » (document en néerlandais)
- Médiateur fédéral, rapport annuel 2025, p. 16 : le délai raisonnable est, avec 27 %, la deuxième norme la plus souvent enfreinte
- Service de médiation flamand, rapport annuel 2024 (en néerlandais) : onze mois de délai de traitement en moyenne pour la reconnaissance d'un diplôme de médecine
- Rijksoverheid.nl : « Op deze vragen moet binnen 2 werkdagen antwoord volgen » (site néerlandais)
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Dernière mise à jour : 5 août 2026