Pensez-vous que, dans la pratique, vous obtenez aussi une réponse ?
Des questions sur la façon dont votre pays est gouverné et sur la destination de votre argent.
Vous répondez d’abord, ensuite nous montrons les faits : chaque chiffre avec sa source.
Ce n’est ni un discours de gauche ni un discours de droite. Nous ne sommes pas un parti, et nous n’avons pas l’intention d’en créer un. Le problème n’est pas de savoir qui gouverne, mais le système lui-même : votre voix décide qui va s’asseoir à la table, et ensuite cela s’arrête. Alors, qui sommes-nous ?
* Presque personne n’a tout bon, et ce n’est pas de votre faute : c’est à ce point compliqué. En cherchant, nous sommes régulièrement tombés de notre chaise.
Après les questions clés, nous vous demandons si vous voulez continuer · vous pouvez arrêter à tout moment, vos réponses comptent quand même
Ceci n’est pas un examen. Personne ne compte les points ici. Nous voulons simplement vous montrer
quelques choses que vous ne saviez sans doute pas encore, avec la source, pour que vous puissiez vérifier vous-même.
Ce que vous en pensez ensuite ne regarde que vous.
Et non, vous ne recevez ni diplôme ni certificat quand vous avez tout rempli 🙂
Notre Voix n’est pas un parti et n’est financé par aucun parti.
Nous sommes simplement des citoyens qui en ont assez. La politique a perdu le contact avec les gens qui paient son salaire : on déplace des milliards comme s’il s’agissait de son propre argent, sans que personne n’en rende compte.
Le Belge ne descend pas vite dans la rue. Protester en ligne, ça, nous savons faire.
Pas satisfait de la façon dont ce pays est gouverné ?
Le droit existe et il figure dans la Constitution, article 32. Sauf que, dans la pratique, il se grippe. En 2025, l'instance de recours flamande a enregistré un record de 434 procédures de recours contre un refus, soit 39% de plus que l'année précédente. Ce sont 434 fois un citoyen ou un journaliste qui a d'abord demandé quelque chose, ne l'a pas obtenu, et a ensuite dû lancer une procédure pour voir malgré tout où allait son argent.Et gagner cette procédure ne suffit pas. La commission fédérale de surveillance ne peut rendre que des avis, pas des décisions. Dans les mots de l'association des journalistes, ces avis peuvent « être écartés sans la moindre difficulté quand ça devient sérieux » (notre traduction du néerlandais).Sur le plan international, la Belgique obtient 59 sur 150 au classement Right to Information, l'un des cadres légaux les plus faibles de l'Union européenne. La loi fédérale, elle, date encore de 1994.Et comment pose-t-on cette question, au juste ? C'est la question que nous nous sommes posée nous aussi, et la réponse est double. La bonne nouvelle : vous n'avez besoin ni d'un avocat, ni d'un député, ni d'un motif. Le décret de gouvernance dit littéralement : « Le demandeur ne doit justifier d'aucun intérêt » (notre traduction). Un simple e-mail suffit, l'administration doit répondre dans les vingt jours calendrier, un recours ne coûte rien et l'instance de recours doit statuer dans les trente jours. Sur le papier, c'est l'un des délais les plus courts d'Europe.La moins bonne nouvelle : il n'existe aucun guichet central. Ni du côté flamand, ni du côté fédéral. Vous devez chercher vous-même quelle instance détient le document et écrire à chacune séparément. Il n'existe pas non plus de registre public où voir ce que d'autres ont déjà demandé et obtenu ; la seule plateforme qui le fait est une initiative citoyenne. Et au classement international du droit à l'information, la Belgique obtient 59 sur 150, ce qui la place à la 122e place mondiale. Sur deux volets, notre pays obtient zéro : les sanctions lorsqu'une administration ne répond pas, et les mesures qui font savoir aux citoyens que ce droit existe. À titre de comparaison : la Slovénie atteint 128 sur 150 et occupe la sixième place.Ce que ces 434 recours ont donné. Dans 45% des cas, le citoyen a obtenu gain de cause en tout ou en partie. En 2020, c'était encore 57%. Plus de six recours sur dix concernaient une administration locale, du jamais vu. Et l'instance de recours, elle, travaille vite : tous les dossiers ont été traités dans le délai légal.À dire honnêtement : un refus n'est pas toujours de la mauvaise volonté. Il existe des exceptions légales pour la vie privée, les enquêtes en cours et les secrets d'affaires, et elles ne sont pas là pour rien. Mais 434 recours en un an, cela veut dire que 434 fois quelqu'un a estimé que l'exception était détournée, et ce nombre augmente.Et en Wallonie ? Ces chiffres existent aussi, et ils ne mentent pas. Depuis 2019, la Commission d'accès aux documents administratifs wallonne décide de manière contraignante : elle ne conseille pas, elle ordonne. En 2024, elle a ordonné 74 fois la communication d'un document. Dix-neuf de ces décisions n'ont tout simplement pas été exécutées, et dans 28 des 107 dossiers l'administration a même refusé de collaborer à l'instruction. Pourquoi c'est possible, la Commission l'écrit elle-même chaque année : « aucune sanction n'est prévue en cas de non-respect de ses décisions par l'entité, alors que l'article 8quinquies du décret du 30 mars 1995 prévoit que c'est au Gouvernement de fixer les sanctions ». Le décret date de 1995. Ces sanctions n'existent toujours pas.