Quelle part de ce montant la loi affecte-t-elle à la santé : à la prévention, ou aux soins des malades ?
Des questions sur la façon dont votre pays est gouverné et sur la destination de votre argent.
Vous répondez d’abord, ensuite nous montrons les faits : chaque chiffre avec sa source.
Ce n’est ni un discours de gauche ni un discours de droite. Nous ne sommes pas un parti, et nous n’avons pas l’intention d’en créer un. Le problème n’est pas de savoir qui gouverne, mais le système lui-même : votre voix décide qui va s’asseoir à la table, et ensuite cela s’arrête. Alors, qui sommes-nous ?
* Presque personne n’a tout bon, et ce n’est pas de votre faute : c’est à ce point compliqué. En cherchant, nous sommes régulièrement tombés de notre chaise.
Après les questions clés, nous vous demandons si vous voulez continuer · vous pouvez arrêter à tout moment, vos réponses comptent quand même
Ceci n’est pas un examen. Personne ne compte les points ici. Nous voulons simplement vous montrer
quelques choses que vous ne saviez sans doute pas encore, avec la source, pour que vous puissiez vérifier vous-même.
Ce que vous en pensez ensuite ne regarde que vous.
Et non, vous ne recevez ni diplôme ni certificat quand vous avez tout rempli 🙂
Notre Voix n’est pas un parti et n’est financé par aucun parti.
Nous sommes simplement des citoyens qui en ont assez. La politique a perdu le contact avec les gens qui paient son salaire : on déplace des milliards comme s’il s’agissait de son propre argent, sans que personne n’en rende compte.
Le Belge ne descend pas vite dans la rue. Protester en ligne, ça, nous savons faire.
Pas satisfait de la façon dont ce pays est gouverné ?
L'accise a rapporté 182,2 millions d'euros en 2024. La loi n'en affecte pas un euro à la santé. L'article 60 de la loi du 22 mai 2003 sur le budget fédéral le dit sans détour : « L'ensemble des recettes s'applique à l'ensemble des dépenses. » Une affectation n'est possible que par un fonds budgétaire explicite, et dans le tableau officiel des recettes affectées, on ne trouve pour les accises que l'énergie et le tabac. Les boissons non alcoolisées n'y figurent pas. L'alcool non plus, d'ailleurs : ces 740 millions d'euros (2024) vont eux aussi intégralement aux moyens généraux.La recette a doublé depuis l'instauration : de 55,6 millions (2015) à 99,7 millions (2016) et 103,2 millions (2017), jusqu'à 182,2 millions en 2024. Le porte-parole du SPF Finances était clair sur ce point en 2019 : « La taxe soda fait partie du tax shift, le glissement de l'impôt sur les revenus vers l'impôt sur la consommation. » (notre traduction du néerlandais)Et ce n'est même pas une taxe sur le sucre. Le tarif vaut pour l'eau additionnée de sucre ou d'autres édulcorants : une boisson zéro paie exactement autant qu'une boisson sucrée, 11,9233 euros par hectolitre, soit environ 12 cents par litre.À signaler honnêtement : les accises sur le tabac sont bien affectées depuis 2024, 2,53 milliards en 2024, mais à la sécurité sociale en général, pas à la lutte contre le tabagisme. Un relevé officiel qui montre, prélèvement par prélèvement, ce qu'il advient de l'argent n'existe pas ; nous n'en avons pas trouvé.Et donc cette nuance honnête : nous n'affirmons pas qu'aucun malade n'est aidé avec cet argent. Personne ne peut le savoir, le gouvernement pas davantage : une fois qu'un euro se trouve dans le pot commun, il n'est plus traçable. Ce que nous savons, en revanche, c'est ceci : pas un euro n'y est réservé. C'est de ce même pot que se paient aussi les intérêts de la dette publique. Un impôt vendu comme une mesure de santé est donc ici avant tout une recette.