Des questions sur la façon dont votre pays est gouverné et sur la destination de votre argent.
Vous répondez d’abord, ensuite nous montrons les faits : chaque chiffre avec sa source.
Ce n’est ni un discours de gauche ni un discours de droite. Nous ne sommes pas un parti, et nous n’avons pas l’intention d’en créer un. Le problème n’est pas de savoir qui gouverne, mais le système lui-même : votre voix décide qui va s’asseoir à la table, et ensuite cela s’arrête. Alors, qui sommes-nous ?
* Presque personne n’a tout bon, et ce n’est pas de votre faute : c’est à ce point compliqué. En cherchant, nous sommes régulièrement tombés de notre chaise.
Après les questions clés, nous vous demandons si vous voulez continuer · vous pouvez arrêter à tout moment, vos réponses comptent quand même
Ceci n’est pas un examen. Personne ne compte les points ici. Nous voulons simplement vous montrer
quelques choses que vous ne saviez sans doute pas encore, avec la source, pour que vous puissiez vérifier vous-même.
Ce que vous en pensez ensuite ne regarde que vous.
Et non, vous ne recevez ni diplôme ni certificat quand vous avez tout rempli 🙂
Notre Voix n’est pas un parti et n’est financé par aucun parti.
Nous sommes simplement des citoyens qui en ont assez. La politique a perdu le contact avec les gens qui paient son salaire : on déplace des milliards comme s’il s’agissait de son propre argent, sans que personne n’en rende compte.
Le Belge ne descend pas vite dans la rue. Protester en ligne, ça, nous savons faire.
Pas satisfait de la façon dont ce pays est gouverné ?
Dix-huit ans. Chaque année depuis 2008, la Belgique a clôturé l'exercice sur un déficit. Le dernier excédent date de 2007 : +0,1% du PIB. 2026 sera la dix-neuvième année.Le PIB, c'est quoi ? Le produit intérieur brut est la valeur de tout ce qui se produit en Belgique en un an, par tout le monde ensemble, pas seulement par les pouvoirs publics. Ce n'est donc pas le compte de l'État, mais la mesure de toute l'économie. C'est à cette mesure que l'on rapporte les dettes et les déficits, car une dette de 100 milliards ne pèse pas la même chose dans un grand pays que dans un petit.En 2025, le déficit s'élevait à 5,2% du PIB, soit 33,2 milliards d'euros. La norme européenne est de 3%. La dette publique atteint 107,9% du PIB, soit 692,5 milliards d'euros, plus que tout ce que le pays produit en une année entière. Dans l'UE, seules la Grèce, l'Italie et la France font pire.Concrètement : les dépenses publiques tournent autour de 55% du PIB, les recettes autour de 50%. Sur chaque 100 euros qui rentrent, il en ressort environ 110 euros. Ce dernier chiffre est notre propre division de deux chiffres publiés, pas une statistique officielle : nous le précisons.Depuis le 26 juillet 2024, la Belgique fait l'objet de la procédure européenne de déficit excessif. Le Conseil lui a imposé une seule mission : « put an end to the excessive deficit situation by 2029. » Le Bureau fédéral du Plan attend entre-temps l'inverse : une dette de 122% en 2031 et des charges d'intérêts qui grimpent jusqu'à 3,5% du PIB, soit à peu près un doublement en six ans.Soyons honnêtes : un déficit est-il mauvais en soi ? Non. Les économistes font deux distinctions. Un déficit qui apparaît parce que l'économie va mal a sa raison d'être : il amortit le choc. Et emprunter pour construire une ligne de chemin de fer qui durera cinquante ans, ce n'est pas la même chose qu'emprunter pour payer les factures courantes. Il existe aussi un courant (la Modern Monetary Theory) qui soutient qu'un État disposant de sa propre monnaie ne peut jamais faire faillite. Sauf que ses propres fondateurs précisent expressément que cela ne vaut pas pour les pays de la zone euro : la Belgique utilise l'euro, elle ne l'imprime pas.Pourquoi la situation pose malgré tout problème ici, la Banque nationale le dit elle-même dans son Rapport 2025 : « Les pouvoirs publics belges présentent toutefois depuis un long moment déjà un déficit structurel excessif… Ce n'est évidemment pas tenable. » (notre traduction du néerlandais). Et sur la cause : « Les dépenses publiques totales approchent aujourd'hui les 55% du PIB… pas moins de 5 points de pourcentage au-dessus de la moyenne européenne. Les recettes publiques se situent toujours à peu près au même niveau qu'en l'an 2000. » (notre traduction).