Combien d'impôts a-t-on payé au total sur cette seule maison ?
Des questions sur la façon dont votre pays est gouverné et sur la destination de votre argent.
Vous répondez d’abord, ensuite nous montrons les faits : chaque chiffre avec sa source.
Ce n’est ni un discours de gauche ni un discours de droite. Nous ne sommes pas un parti, et nous n’avons pas l’intention d’en créer un. Le problème n’est pas de savoir qui gouverne, mais le système lui-même : votre voix décide qui va s’asseoir à la table, et ensuite cela s’arrête. Alors, qui sommes-nous ?
* Presque personne n’a tout bon, et ce n’est pas de votre faute : c’est à ce point compliqué. En cherchant, nous sommes régulièrement tombés de notre chaise.
Après les questions clés, nous vous demandons si vous voulez continuer · vous pouvez arrêter à tout moment, vos réponses comptent quand même
Ceci n’est pas un examen. Personne ne compte les points ici. Nous voulons simplement vous montrer
quelques choses que vous ne saviez sans doute pas encore, avec la source, pour que vous puissiez vérifier vous-même.
Ce que vous en pensez ensuite ne regarde que vous.
Et non, vous ne recevez ni diplôme ni certificat quand vous avez tout rempli 🙂
Notre Voix n’est pas un parti et n’est financé par aucun parti.
Nous sommes simplement des citoyens qui en ont assez. La politique a perdu le contact avec les gens qui paient son salaire : on déplace des milliards comme s’il s’agissait de son propre argent, sans que personne n’en rende compte.
Le Belge ne descend pas vite dans la rue. Protester en ligne, ça, nous savons faire.
Pas satisfait de la façon dont ce pays est gouverné ?
404.500 euros. Faites le calcul.1. La succession. En ligne directe, le tarif est de 3% jusqu'à 50.000 euros et de 9% jusqu'à 250.000 euros. Sur les 200.000 euros dont hérite chaque enfant, cela fait 15.000 euros, soit 45.000 euros au total. L'exonération pour le logement familial existe bel et bien, mais elle ne vaut que pour le partenaire survivant ; les enfants, eux, paient.2. Le rachat. Sur le tiers que le frère rachète, un droit de partage est dû : 2,5% sur 200.000 euros, soit 5.000 euros. Pas sur les 600.000 euros complets, car l'article 2.10.3.0.1 du Code flamand de la fiscalité ne frappe que « la valeur des parts cédées » (notre traduction du néerlandais), tant que l'indivision ne prend pas fin. S'il n'y avait eu que deux enfants, elle aurait bel et bien pris fin et le droit aurait porté sur les 600.000 euros entiers : 15.000 euros. C'est la situation en cas de divorce, et c'est pour cela qu'on lit souvent que le droit de partage porte sur la valeur totale.3. Le deuxième décès. Ses deux tiers, soit 400.000 euros, reviennent à la sœur avec qui il partageait la maison. Entre frère et sœur : 25% jusqu'à 35.000, 30% jusqu'à 75.000 et 55% au-delà. Cela fait 199.500 euros, presque la moitié de ce qu'il laisse.Un seul mois a coûté une réduction ici. L'article 2.7.5.0.3 du VCF réduit de moitié les droits de succession lorsque les mêmes biens sont transmis à nouveau dans un délai d'un an. Il est mort treize mois après son parent, donc tout juste trop tard. Précision honnête : cette réduction est plafonnée, car elle « ne peut jamais être supérieure aux droits de succession perçus sur la transmission qui la précède immédiatement » (notre traduction). Ici, c'était 45.000 euros, pas la moitié pleine.4. La donation. Ici, quelque chose change. Jusqu'à présent, il s'agissait des droits de succession, que l'on paie quand quelqu'un meurt. Maintenant, ce sont les droits de donation, que l'on paie quand quelqu'un donne de son vivant. Ils sont volontairement plus bas, pour encourager les gens à ne pas attendre leur mort. Une nièce n'est à cet égard pas de la famille mais une autre personne : 10% jusqu'à 150.000, 20% jusqu'à 250.000, 30% jusqu'à 450.000 et 40% au-delà. Sur 600.000 euros, cela fait 155.000 euros.Le fait qu'elle soit malade change-t-il quelque chose ? Pour ce montant, non. La période suspecte de cinq ans avant un décès (article 2.7.1.0.5 du VCF) ne s'applique expressément pas « lorsque la libéralité est soumise aux droits de donation » (notre traduction), et donner une maison ne peut se faire que devant notaire. Ce qui se passe en revanche si elle meurt dans les trois ans : la maison donnée est ajoutée à sa succession pour déterminer le tarif applicable au reste. La maison n'est pas taxée une deuxième fois, mais tout ce que la nièce hérite en plus démarre d'emblée dans la tranche la plus élevée.Au total : 404.500 euros sur une seule maison de 600.000 euros. Plus de deux tiers de la valeur, sans qu'un seul euro de bénéfice ait jamais été réalisé. La maison a seulement changé de nom, au sein de la même famille.Et chaque année s'y ajoute le précompte immobilier. Il est totalement distinct de ces 600.000 euros. Il se calcule sur le revenu cadastral : la valeur locative estimée au 1er janvier 1975, multipliée par un coefficient d'indexation (2,3000 pour l'exercice d'imposition 2026). L'article 487 du Code des impôts sur les revenus prescrit une réestimation générale « tous les dix ans » (notre traduction). Le SPF Finances écrit lui-même : « À ce jour, ce moment de référence reste le 1er janvier 1975 » (notre traduction), et que depuis 1991 le revenu cadastral n'est plus qu'indexé « faute d'une telle révision générale » (notre traduction).Précision honnête : donner reste ici la voie la moins chère. Si la tante était simplement décédée, sa nièce aurait hérité de la maison, aux tarifs applicables aux autres personnes : 25%, 45% et 55% au-delà. Cela aurait fait 315.500 euros au lieu de 155.000, plus du double pour la même maison et la même nièce. Et nous calculons avec une maison qui vaut exactement 600.000 euros pendant toutes ces années, sans dettes, sans frais de notaire ni d'acte, et avec un frère sans partenaire ni enfants. Dans la réalité, les montants sont plus élevés, pas plus bas.