Mais que restait-il vraiment à cet épargnant, une fois l'inflation prise en compte ?
Des questions sur la façon dont votre pays est gouverné et sur la destination de votre argent.
Vous répondez d’abord, ensuite nous montrons les faits : chaque chiffre avec sa source.
Ce n’est ni un discours de gauche ni un discours de droite. Nous ne sommes pas un parti, et nous n’avons pas l’intention d’en créer un. Le problème n’est pas de savoir qui gouverne, mais le système lui-même : votre voix décide qui va s’asseoir à la table, et ensuite cela s’arrête. Alors, qui sommes-nous ?
* Presque personne n’a tout bon, et ce n’est pas de votre faute : c’est à ce point compliqué. En cherchant, nous sommes régulièrement tombés de notre chaise.
Après les questions clés, nous vous demandons si vous voulez continuer · vous pouvez arrêter à tout moment, vos réponses comptent quand même
Ceci n’est pas un examen. Personne ne compte les points ici. Nous voulons simplement vous montrer
quelques choses que vous ne saviez sans doute pas encore, avec la source, pour que vous puissiez vérifier vous-même.
Ce que vous en pensez ensuite ne regarde que vous.
Et non, vous ne recevez ni diplôme ni certificat quand vous avez tout rempli 🙂
Notre Voix n’est pas un parti et n’est financé par aucun parti.
Nous sommes simplement des citoyens qui en ont assez. La politique a perdu le contact avec les gens qui paient son salaire : on déplace des milliards comme s’il s’agissait de son propre argent, sans que personne n’en rende compte.
Le Belge ne descend pas vite dans la rue. Protester en ligne, ça, nous savons faire.
Pas satisfait de la façon dont ce pays est gouverné ?
Négatif. Moins 0,25 point de pourcentage. Sur le papier, cela avait pourtant belle allure : le coupon brut était de 3,30%, et il n'en a été retiré, à titre exceptionnel, que 15% de précompte mobilier au lieu des 30% habituels. L'Agence fédérale de la dette inscrit elle-même ce chiffre tel quel dans son rapport annuel. Qui avait placé 1.000 euros a récupéré 1.028,05 euros le 4 septembre 2024. 234.310 de ces souscriptions sont arrivées directement à l'Agence fédérale de la dette, pour un total de 7,093 milliards ; le reste, 14,803 milliards, est passé par les banques.Et maintenant, le vrai calcul. Sur ces mêmes douze mois exactement, l'indice des prix à la consommation est passé de 128,23 à 132,15. Soit une inflation de 3,06%. Pour acheter autant qu'un an plus tôt, il vous aurait fallu 1.030,57 euros. Il vous manquait donc 2,52 euros par millier. Le rendement réel était de moins 0,25 point de pourcentage : négatif.Soyons honnêtes, cela fait partie du tableau. Cette inflation aurait aussi frappé votre argent s'il était simplement resté sur votre compte d'épargne, et là, elle aurait frappé bien plus fort. En août 2023, une des plus grandes banques belges offrait 0,25% de taux de base plus 0,25% de prime de fidélité, soit 0,50% au total. Sur 20.000 euros, cela fait 100 euros d'intérêts, contre 561 euros nets avec le bon d'État. Ce n'est donc pas le bon d'État qui a appauvri l'épargnant : il l'a appauvri moins que sa propre banque.Ce que l'État a retenu tout de suite. Sur 21,896 milliards d'euros à 3,30%, les intérêts bruts s'élèvent à 722,6 millions d'euros. De ce montant, 108,4 millions d'euros sont allés droit au Trésor sous forme de précompte mobilier, avant même qu'un seul euro ne soit versé. Mais ce n'est pas un gain net, et il faut le préciser : pour l'argent qui venait d'un compte d'épargne, où les premiers 1.020 euros d'intérêts sont exonérés, c'était une recette nouvelle, alors que sur l'argent provenant de placements taxés l'État a perdu, puisque le taux normal de 30% y a été réduit de moitié. L'Agence estime dès lors elle-même le produit net entre 60 et 100 millions d'euros.