Trouvez-vous que la législation sur les pensions doit tenir compte des métiers pénibles ?
Des questions sur la façon dont votre pays est gouverné et sur la destination de votre argent.
Vous répondez d’abord, ensuite nous montrons les faits : chaque chiffre avec sa source.
Ce n’est ni un discours de gauche ni un discours de droite. Nous ne sommes pas un parti, et nous n’avons pas l’intention d’en créer un. Le problème n’est pas de savoir qui gouverne, mais le système lui-même : votre voix décide qui va s’asseoir à la table, et ensuite cela s’arrête. Alors, qui sommes-nous ?
* Presque personne n’a tout bon, et ce n’est pas de votre faute : c’est à ce point compliqué. En cherchant, nous sommes régulièrement tombés de notre chaise.
Après les questions clés, nous vous demandons si vous voulez continuer · vous pouvez arrêter à tout moment, vos réponses comptent quand même
Ceci n’est pas un examen. Personne ne compte les points ici. Nous voulons simplement vous montrer
quelques choses que vous ne saviez sans doute pas encore, avec la source, pour que vous puissiez vérifier vous-même.
Ce que vous en pensez ensuite ne regarde que vous.
Et non, vous ne recevez ni diplôme ni certificat quand vous avez tout rempli 🙂
Notre Voix n’est pas un parti et n’est financé par aucun parti.
Nous sommes simplement des citoyens qui en ont assez. La politique a perdu le contact avec les gens qui paient son salaire : on déplace des milliards comme s’il s’agissait de son propre argent, sans que personne n’en rende compte.
Le Belge ne descend pas vite dans la rue. Protester en ligne, ça, nous savons faire.
Pas satisfait de la façon dont ce pays est gouverné ?
Zéro. La liste n'existe pas. Plus précisément : il n'existe aucune liste légale élaborée de métiers pénibles qui donne un droit général à une pension anticipée. Pour les salariés et les indépendants, rien de tel ; pour les fonctionnaires, des régimes historiques subsistent, et nous y revenons dans un instant. La notion, elle, figure bien dans la loi : depuis 2000 déjà, le législateur parle d'une « fonction éprouvante » (notre traduction du néerlandais). Sauf que l'on n'a jamais précisé quelles fonctions cela recouvre.Deux tentatives, deux échecs de la même manière. La loi du 12 août 2000 prévoyait déjà un avantage de pension pour qui exerce une fonction qui, selon le texte, « est psychiquement ou physiquement particulièrement lourde et fatigante » (notre traduction). Quelles fonctions étaient visées, un arrêté royal devait le déterminer. La Cour des comptes en 2023 : « Plus de 20 ans après la promulgation de cette loi, cet arrêté d'exécution manque toujours. » (notre traduction). Le service des pensions a fait savoir qu'il n'en préparait pas non plus.Entre 2016 et 2018, on a réessayé, avec quatre critères : des conditions de travail éprouvantes, une organisation du travail éprouvante, des risques accrus pour la sécurité, et une charge mentale ou émotionnelle. Dans le secteur public, un accord conditionnel a été trouvé, dans le secteur privé non : un camp craignait que trop peu de personnes n'entrent dans le champ, l'autre qu'elles soient trop nombreuses. Le 7 novembre 2018, la concertation a été rompue. La proposition de loi de 2019 n'est jamais devenue une loi.Ce qui s'est bel et bien passé entre-temps. Le 1er juillet 2025, les régimes RCC pour métier pénible, travail de nuit, construction et longue carrière ont été supprimés ; seul le régime médical subsiste. À partir du 1er janvier 2027, les fractions de carrière avantageuses disparaîtront aussi pour les années encore à prester. Et dans les 200 pages de l'accord de gouvernement fédéral de 2025, les mots « métiers pénibles » (notre traduction) n'apparaissent pas une seule fois. À la place vient un autre critère : à partir de 2027, une année de carrière ne compte qu'à partir de 234 jours effectivement prestés. La question « à quel point le travail était-il lourd ? » a été remplacée par « combien de jours avez-vous travaillé ? ».Là où le bât blesse. Il existe pourtant quelque chose qui y ressemble, et cela a 182 ans. La loi de 1844 accorde à certaines fonctions publiques une fraction de carrière plus avantageuse. Ce n'est pas une liste de métiers pénibles, mais une règle de calcul qui tient à la fonction et non à la lourdeur du travail. Historiquement, il s'agissait du douanier et du facteur, et cela se défendait à l'époque. Mais en 2023, la Cour des comptes a examiné pourquoi chaque groupe y figure encore aujourd'hui et, pour toute une série d'entre eux, aucune raison ne lui a été donnée : notamment les membres de la Cour constitutionnelle, du Conseil d'État et de la Cour des comptes elle-même, les médiateurs et le personnel de guichet. Cela ne veut pas dire que ces personnes font un travail lourd ; cela veut dire que plus personne ne sait expliquer pourquoi leur pension est calculée autrement. La conclusion : « La dénomination du grade n'est aujourd'hui plus un critère adéquat. » (notre traduction).Et voici le chiffre dont il est question. Un homme de 25 ans peu diplômé a encore en moyenne 37,0 années sans limitations physiques devant lui, soit jusqu'à environ 62 ans. Chez un homme hautement diplômé, c'est 47,5 années. Chez les femmes, cet écart monte jusqu'à 13,4 années, et ce fossé s'est creusé d'environ quatre ans entre 2001 et 2011. L'âge légal de la pension est entre-temps de 66 ans et passera à 67 ans en 2030.Pour être honnête. Ces chiffres de santé proviennent du recensement de 2011 ; il n'existe pas de recherche belge plus récente de la même qualité. Et l'absence d'accord est un vrai problème, pas de la mauvaise volonté : dès que l'on établit une liste, il faut expliquer pourquoi une fonction y figure et une autre pas. Nulle part au monde il n'existe d'ailleurs d'indice individuel d'usure. Ce que d'autres pays ont, en revanche, c'est une liste. Le monde politique nous en a promis une deux fois et n'en a jamais fait.