Des questions sur la façon dont votre pays est gouverné et sur la destination de votre argent.
Vous répondez d’abord, ensuite nous montrons les faits : chaque chiffre avec sa source.
Ce n’est ni un discours de gauche ni un discours de droite. Nous ne sommes pas un parti, et nous n’avons pas l’intention d’en créer un. Le problème n’est pas de savoir qui gouverne, mais le système lui-même : votre voix décide qui va s’asseoir à la table, et ensuite cela s’arrête. Alors, qui sommes-nous ?
* Presque personne n’a tout bon, et ce n’est pas de votre faute : c’est à ce point compliqué. En cherchant, nous sommes régulièrement tombés de notre chaise.
Après les questions clés, nous vous demandons si vous voulez continuer · vous pouvez arrêter à tout moment, vos réponses comptent quand même
Ceci n’est pas un examen. Personne ne compte les points ici. Nous voulons simplement vous montrer
quelques choses que vous ne saviez sans doute pas encore, avec la source, pour que vous puissiez vérifier vous-même.
Ce que vous en pensez ensuite ne regarde que vous.
Et non, vous ne recevez ni diplôme ni certificat quand vous avez tout rempli 🙂
Notre Voix n’est pas un parti et n’est financé par aucun parti.
Nous sommes simplement des citoyens qui en ont assez. La politique a perdu le contact avec les gens qui paient son salaire : on déplace des milliards comme s’il s’agissait de son propre argent, sans que personne n’en rende compte.
Le Belge ne descend pas vite dans la rue. Protester en ligne, ça, nous savons faire.
Pas satisfait de la façon dont ce pays est gouverné ?
26,5 sur 100. Et cela recule. En 2020, le compteur affichait 29,7%, en 2023 26,5%. L'objectif de 40% aurait dû être atteint en 2020 : il est sur papier depuis le plan de diversité du 28 avril 2016. Le management intermédiaire y arrive, lui, avec 43,5%. À titre de comparaison, 59% de l'ensemble du personnel de l'autorité flamande sont des femmes.La différence n'est pas dans le chiffre, mais dans ce qui se passe quand on ne l'atteint pas. Pour une entreprise, c'est inscrit dans la loi, à l'article 7:86 du Code des sociétés et des associations, et la sanction est lourde : « Toute autre nomination est nulle » et « tout avantage, financier ou autre, revenant aux administrateurs sur la base de leur mandat, est suspendu à partir de ce moment », pour tous les administrateurs, jusqu'à ce que la composition soit correcte. Pour l'autorité flamande, ces 40% sont un chiffre cible. L'organe d'avis officiel écrit lui-même ce que cela veut dire : « Les chiffres cibles sont à cet égard des objectifs non contraignants (...). Les chiffres cibles se distinguent en cela des quotas ou des nombres ou pourcentages obligatoires qui doivent être atteints, souvent assortis de sanctions légales en cas de non-respect. » (notre traduction du néerlandais) Il n'y a donc aucune conséquence.Au fédéral, une règle existe bel et bien, avec une porte à côté. Un arrêté royal de 2012 dit que pas plus de deux tiers des fonctions dirigeantes ne peuvent être occupées par des personnes du même sexe. Mais la même disposition prévoit qu'« il est dérogé à l'alinéa précédent » lorsque les résultats de la sélection, le droit au renouvellement d'un mandat ou le classement des candidats ne le permettent pas. Sanction : aucune. Résultat en 2024 : 33,6% dans les services publics fédéraux, tout juste au-dessus de la limite, douze ans après l'introduction de la règle. Dans les autres institutions fédérales 27,5%, sous la limite, et moins que les 30,0% de 2012.Et le monde politique lui-même ? Là, la règle sur la liste de candidats est au contraire stricte, et elle est réellement appliquée : l'écart entre le nombre d'hommes et de femmes sur une liste ne peut pas dépasser un, les deux premiers noms ne peuvent pas être du même sexe, et le bureau principal le vérifie d'office. Si cela ne colle pas, la liste n'arrive pas sur le bulletin de vote. Mais au-dessus, cela s'arrête. Sur qui est élu, la loi ne dit rien, et sur la composition d'un gouvernement, la Constitution ne consacre qu'une phrase, à l'article 11bis : « Le Conseil des ministres et les Gouvernements de communauté et de région comptent des personnes de sexe différent. » Pas de pourcentage, pas de sanction. Un gouvernement de quatorze hommes et une femme est conforme à la Constitution.L'escalier est dès lors bien visible. Sur la liste : 50%, obligation légale. À la Chambre des représentants après le 9 juin 2024 : 64 sur 150, soit 42,7%. Dans les conseils communaux en Flandre : 41,1%. Dans les collèges des bourgmestre et échevins : 39,7%. Dans le gouvernement fédéral qui a prêté serment le 3 février 2025 : 4 sur 15, soit 26,7%. Et comme bourgmestre : 19,3%.Ce qu'il faut dire aussi, deux fois. Il existe une raison juridique pour laquelle la règle est plus douce pour les pouvoirs publics : l'arrêté de 2012 a délibérément été conçu comme un encouragement et non comme une priorité absolue, afin de rester dans les limites de la jurisprudence de la Cour de justice européenne. C'est un vrai argument. Cela n'explique toutefois pas pourquoi cette même autorité juge acceptable, pour une entreprise, la nullité des nominations et la suspension de toutes les rémunérations. Et deuxièmement : le chiffre de 26,5% date de 2023 et c'est le plus récent que nous ayons retrouvé publiquement. Le rapport de suivi annuel, obligatoire depuis 2004, nous ne l'avons trouvé nulle part ; en octobre 2025, l'organe d'avis a lui-même demandé que l'on « s'y attelle » (notre traduction).Et en Wallonie ? Il n'y a même pas d'objectif chiffré. Le chiffre, lui, figure bien au budget : 30% de femmes dans le rang le plus élevé de l'administration en 2024. Quand une parlementaire l'a soulevé en décembre 2025, « il faut observer le grand écart au niveau des fonctionnaires généraux avec 30 % de femmes pour 70 % d'hommes », la ministre compétente a répondu qu'une réforme du haut management y contribuerait peut-être. Pas de pourcentage, pas de date. La Flandre n'atteint pas son objectif ; la Wallonie n'en a pas.