Trouvez-vous que le plus grand parti de Belgique peut alors décider qui dirige le pays ?
Des questions sur la façon dont votre pays est gouverné et sur la destination de votre argent.
Vous répondez d’abord, ensuite nous montrons les faits : chaque chiffre avec sa source.
Ce n’est ni un discours de gauche ni un discours de droite. Nous ne sommes pas un parti, et nous n’avons pas l’intention d’en créer un. Le problème n’est pas de savoir qui gouverne, mais le système lui-même : votre voix décide qui va s’asseoir à la table, et ensuite cela s’arrête. Alors, qui sommes-nous ?
* Presque personne n’a tout bon, et ce n’est pas de votre faute : c’est à ce point compliqué. En cherchant, nous sommes régulièrement tombés de notre chaise.
Après les questions clés, nous vous demandons si vous voulez continuer · vous pouvez arrêter à tout moment, vos réponses comptent quand même
Ceci n’est pas un examen. Personne ne compte les points ici. Nous voulons simplement vous montrer
quelques choses que vous ne saviez sans doute pas encore, avec la source, pour que vous puissiez vérifier vous-même.
Ce que vous en pensez ensuite ne regarde que vous.
Et non, vous ne recevez ni diplôme ni certificat quand vous avez tout rempli 🙂
Notre Voix n’est pas un parti et n’est financé par aucun parti.
Nous sommes simplement des citoyens qui en ont assez. La politique a perdu le contact avec les gens qui paient son salaire : on déplace des milliards comme s’il s’agissait de son propre argent, sans que personne n’en rende compte.
Le Belge ne descend pas vite dans la rue. Protester en ligne, ça, nous savons faire.
Pas satisfait de la façon dont ce pays est gouverné ?
Aucune règle n'existe à ce sujet. Nulle part. L'article 96 de la Constitution est le seul article qui traite de la question, et il commence ainsi : « Le Roi nomme et révoque ses ministres. » Les mots « parti », « le plus grand » et « élection » n'y figurent pas. Dans toute la Constitution, l'expression « partis politiques » apparaît exactement une fois, et il s'agit alors de leur financement.La Chambre l'écrit elle-même. Sa propre fiche info sur la formation du gouvernement dit : « La formation du gouvernement repose en grande partie sur la coutume et la tradition, plutôt que sur le droit écrit. » (notre traduction du néerlandais). Informateur, préformateur et formateur ne figurent dans aucune loi ni dans aucun règlement.Ce que cela donne en pratique. Du 6 décembre 2011 au 3 février 2025, treize ans d'affilée, le premier ministre n'est jamais venu du parti ayant obtenu le plus de voix. Aux élections du 26 mai 2019, le plus grand parti a récolté 16,03% et s'est retrouvé dans l'opposition. La première ministre entrée en fonction en octobre 2019 venait du parti arrivé septième, avec 7,56%. Son successeur à partir du 1er octobre 2020 venait du sixième parti, avec 8,54%. C'est le classement en voix ; en sièges, il était différent, car notre système électoral ne donne pas le même poids à chaque voix.Et cela dure. Du jour du scrutin à la prestation de serment : 541 jours en 2010, 494 en 2019 et 239 en 2024.Ailleurs, c'est bel et bien réglé. La Constitution grecque prévoit à l'article 37 que le chef du parti le plus important reçoit en premier la mission de former un gouvernement, et que cette mission dure trois jours ; en cas d'échec, le tour passe au deuxième parti, puis au troisième. La Bulgarie prévoit quelque chose de comparable à son article 99. L'Allemagne ne donne pas la priorité au parti le plus important, mais impose bien des délais stricts dès que la procédure est lancée.Soyons honnêtes. Une telle règle n'est pas une solution miracle. Le parti le plus important n'a pas pour autant une majorité, et sans majorité, on ne gouverne pas. Une étude portant sur l'Europe de l'Ouest et de l'Est a constaté que le parti le plus important en sièges fournit le premier ministre dans environ trois cas sur quatre ; la Belgique fait donc partie des exceptions, mais un pays où l'électeur désigne directement le chef du gouvernement n'existe pratiquement pas en Europe. Ce dont il est question ici, ce n'est pas non plus de savoir qui devrait gagner. Il s'agit du fait que sur cette question, rien n'a jamais été convenu nulle part.